Le Chien de Troupeaux – Parcours

F- PARCOURS

 

Le parcours, tracé sur le terrain de deux à trois hectares, aura une longueur de 1200 mètres en moyenne où les différents obstacles seront judicieusement répartis, et correspondra à un temps moyen de vingt-cinq à trente minutes.

 

 

 

Les épreuves se divisent en cinq grands chapitres :

 

 

 

 

 

 

 

I  » Parc ou Bergerie.

 

 

 

II  » Passages difficiles.

 

 

 

III  » Conduite et manoeuvre.

 

 

 

IV  » Arrêts du troupeau.

 

 

 

V  » Intelligence de l’exécution.

 

 

 

 

 

 

 

PARCOURS

 

 

 

 

 

 

 

I. Parc ou Bergerie :

 

 

 

 

 

 

 

Le Jury doit apprécier, pour la Sortie et la Rentrée du parc, ou de la bergerie, en fonction de la difficulté relative de ces deux manoeuvres, sur le terrain qui lui est proposé, à laquelle de ces deux épreuves il doit attribuer le plus fort coefficient : Sortie, Rentrée, Protection du Conducteur et Saut.

 

 

 

 

 

 

 

a) – Sortie : Après autorisation du Jury (début du temps de parcours), le Conducteur peut ouvrir la porte du parc ou y faire entrer son chien, en l’accompagnant ou non, pour faire sortir le troupeau de l’enclos réservé au départ.

 

 

 

La Sortie doit être le fait du travail du chien agissant sous les commandements de son maître; elle doit se faire dans le calme et  » la prise en main  » doit être effective aussitôt.

 

 

 

Le Jury appréciera le comportement du chien au contact du troupeau, son calme et sa fermeté.

 

 

 

 

 

 

 

b) – Rentrée : doit être le fait du travail du chien agissant sous les commandements de son maître; elle doit se faire dans le calme et sans bousculade.

 

 

 

A proximité de la bergerie, la troupe doit être immobilisée et maintenue en place par le chien, pendant que le Berger va ouvrir la porte du parc.

 

 

 

Pendant la rentrée, le Berger doit rester au coin de la porte et la refermer après être lui même entré avec son chien dans le parc.

 

 

 

 

 

 

 

C) – Protection et Saut : une fois le troupeau rentré et la porte du parc refermée, le Conducteur doit simuler une distribution d’aliments, en faisant le tour du parc.

 

 

 

Le chien doit libérer le passage en s’interposant entre le Berger et le troupeau et ne quitter ce côté que lorsque le Berger le rappelle pour se faire libérer le côté suivant.

 

 

 

En début ou en fin d’exercice, pour protéger son entrée ou sa sortie du parc, le Conducteur devra placer le chien entre le troupeau et la porte, qu’il franchira en laissant le chien en protection; après avoir refermé la porte, il rappellera son chien qui devra sauter une claie (hauteur 1 m environ) pour venir se placer aux pieds de son maître.

 

 

 

 

 

 

 

II. Passages difficiles

 

 

 

 

 

 

 

Le parcours doit comprendre au minimum deux passages difficiles, voire trois; les plus naturels possible, par exemple : passage étroit matérialisé, ou entre cultures, haies, ou barrières entre deux champs, ou passage de pont, de parc de triage (particulièrement recommandé).

 

 

 

Le Jury doit répartir les points attribués à cette épreuve en fonction de la difficulté relative de ces exercices et de leur nombre et en apprécier l’approche, la place du Conducteur, du chien, ainsi que le contrôle et la reprise en main dès la sortie.

 

 

 

L’engagement du troupeau dans le passage difficile doit être le fait du chien et s’exécuter dans le calme.

 

 

 

Dans le cas d’un pont, le Berger et le chien doivent également emprunter ce pont pour continuer le parcours, car celui-ci, s’il est artificiel, représente malgré tout le franchissement d’une gorge ou d’un ruisseau, trop large ou trop profond pour être emprunté.

 

 

 

Dans le cas d’un couloir de tri, par contre, le chien peut l’emprunter, mais pas le Berger.

 

 

 

Dans les autres cas, le Berger se place de la façon qui lui semble la mieux adaptée au passage de l’obstacle à franchir.

 

 

 

Tout obstacle, contourné ou dépassé, entraîne la perte de tous les points attribués à ce passage et le Concurrent n’est pas autorisé à revenir sur l’obstacle et à tenter un autre passage.

 

 

 

 

 

 

 

III. Conduite et Manoeuvre

 

 

 

 

 

 

 

Cette épreuve, jugée sur l’ensemble du parcours, peut cependant être divisée en cinq exercices :

 

 

 

 

 

 

 

a) – Pâturage : le travail consiste à faire pâturer, au carré ou en long, une prairie naturelle ou temporaire dont les limites sont indiquées par quatre piquets dans les angles ou sur le front de l’espace autorisé (12 m x12 m pour les lots de 50 à 70 brebis et 15 m x 15 m pour les lots plus importants).

 

 

 

Le Jury appréciera, en fonction de celle du Conducteur, la position du chien par rapport au troupeau, la capacité du chien à amener et à maintenir le troupeau en place dans le calme, l’efficacité et l’initiative du chien.

 

 

 

 

 

 

 

b) – Contention du troupeau et prise d’une brebis : dès que le troupeau sera immobilisé et calmé, dans l’espace indiqué, le Conducteur devra réaliser une prise de brebis, désignée dans le lot par le Jury et identifiable grâce à une marque particulière indiquée au Conducteur.

 

 

 

Pendant ce temps, le chien doit contenir le reste du troupeau dans l’espace alloué, si possible de sa propre initiative.

 

 

 

 

 

 

 

C) – Travail à distance : (facultatif) après avoir remis en liberté la brebis capturée et éventuellement regroupé les bêtes dans les limites indiquées, le Conducteur devra en confier la garde à son chien seul et rejoindre le Jury placé à une cinquantaine de mètres minimum.

 

 

 

Le chien devra assurer, de sa propre initiative, le maintien du troupeau dans l’espace précédemment défini pour obtenir le maximum de points attribué à cette partie d’exercice.

 

 

 

Si le troupeau se déplace hors limites ou si le Conducteur doit commander le chien pour assurer le maintien en place du troupeau ou du chien, le Jury appréciera la pénalité à appliquer.

 

 

 

Sur autorisation du jury, le Conducteur, sans changer de place, devra commander son chien pour rassembler les brebis et les ramener, par un passage défini, sans bousculade, jusqu’à lui.

 

 

 

 

 

 

 

d) – Passage voiture : doit être réalisé sur route ou chemin véritable ou tout au moins dans un endroit représentant le plus possible les conditions rencontrées sur ceux-ci; il devra donc, obligatoirement, être très nettement délimité, au moins d’un côté sur lequel la troupe pourra  » s’appuyer  » pendant le croisement ou le doublement du troupeau, par un ou plusieurs véhicules.

 

 

 

Dans le cas d’un passage sur route réelle, où la circulation ne peut être interrompue, mais seulement contrôlée, la moyenne des différents passages sera tenue pour note définitive.

 

 

 

 

 

 

 

e) – Déplacements : le Jury appréciera le déplacement du troupeau pendant toute la durée du parcours.

 

 

 

Le chien sera noté sur sa capacité à conduire la troupe, entre deux exercices ou obstacles, suivant le tracé défini et la répartition des points prévue à la présentation du parcours, en fonction de la difficulté relative de ces déplacements et de leur nombre.

 

 

 

 

 

 

 

IV. Arrêts du troupeau :

 

 

 

 

 

 

 

Le chien doit être capable d’arrêter le troupeau en toutes circonstances et le parcours comprendra, obligatoirement, un minimum de deux  » Stops « , placés au niveau d’une délimitation naturelle : route, chemin, clôture, culture, etc.

 

 

 

Le Jury doit répartir les points attribués à cette épreuve en fonction de la difficulté relative de ces arrêts.

 

 

 

L’arrêt du troupeau est une manoeuvre très importante et doit être réalisé, non par le Conducteur, mais par le chien qui doit se trouver devant le troupeau.

 

 

 

Après que le troupeau se soit immobilisé et le Conducteur s’être assuré que le passage pouvait se faire sans danger, le redémarrage doit se faire rapidement, sans bousculade, par le chien qui doit contourner le troupeau et le pousser par l’arrière ou au moins en assurer le contrôle sur un côté.

 

 

 

Le dépassement du Stop entraîne la perte de tous les points attribués à cet exercice et le Concurrent n’est pas autorisé à reprendre le troupeau pour tenter un nouvel arrêt.

 

 

 

 

 

 

 

V. Intelligence de l’exécution :

 

 

 

 

 

 

 

C’est la synthèse que le Jury doit chiffrer dans ce paragraphe qui se divise en trois rubriques :

 

 

 

a) – Commandements : ils peuvent se faire de la voix, du geste ou du sifflet et ont beaucoup d’influence sur le comportement du chien et sur la qualité de sa réponse. Le Jury appréciera le vocabulaire employé, la netteté du commandement, la vigueur, l’intonation et leur nombre.

 

 

 

Les commandements inutiles ou non suivis d’une exécution par le chien, seront pénalisés et il faut se souvenir que chaque coup de sifflet est un commandement. Quel qu’en soit le mode, les commandements qui seront appliqués à chaque mouvement devront être toujours les mêmes et les plus sobres possibles.

 

 

 

 

 

 

 

b) – Obéissance : elle doit être immédiate, complète et définitive; elle conditionne la bonne conduite du troupeau.

 

 

 

 

 

 

 

c) – Activité – Initiative – Douceur : le Jury appréciera la capacité du chien à pouvoir rassembler, guider, arrêter ou faire déplacer le troupeau, là où le Conducteur le lui demande, sa faculté d’intervenir seul et à bon escient pour canaliser, arrêter ou maintenir la troupe, pour aller récupérer la brebis égarée.

 

 

 

Les moutons ont besoin de sentir la supériorité du chien. La crainte du chien est nécessaire, certaines brebis tiennent tête au chien et ce n’est qu’après que celui-ci les ait ramenées dans le rang qu’elles comprennent qu’il est là en surveillant et en gardien auquel elles doivent obéissance.

 

 

 

Sauf cas exceptionnel, le chien du berger ne doit pas mordre les bêtes, et toute brutalité doit être sévèrement pénalisée. Un pincement bref est admis, uniquement quand cela devient nécessaire ou sur ordre pour conserver la maîtrise du troupeau. Les morsures flagrantes et intempestives sont une cause de disqualification immédiate si le chien fait courir un risque aux brebis.

 

 

 

 

 

 

 

PENALISATIONS (en cours de révision)

 

 

 

 

 

 

 

I. Parc ou Bergerie :

 

 

 

 

 

 

 

Départ anticipé : -2

 

 

 

Bousculade, tarde dans la manoeuvre : -2 à -5

 

 

 

Laisse rentrer ou ressortir : -2 à -5

 

 

 

Mauvais contrôle, laisse échapper à plus de 30 mètres : -2 à -5

 

 

 

Pas de travail, pas de contrôle : -2 à -8

 

 

 

Pas de protection en bergerie : -2 à -5

 

 

 

Pas de saut : -2 à -5

 

 

 

Laisse échapper à plus de 50 mètres : -5 à -10

 

 

 

 

 

 

 

II. Passages difficiles :

 

 

 

 

 

 

 

Par brebis hors limites : -0,5 (maxi -5)

 

 

 

Mauvaise approche : -2 à -5

 

 

 

Chien mal placé : -2 à -5

 

 

 

Tarde à passer ou refoule : -2 à -5

 

 

 

Mauvais franchissement : -2 à -5

 

 

 

Intervention du Conducteur : -2 à -5

 

 

 

Perte de contrôle en sortie : -2 à -5

 

 

 

Le troupeau contourne ou dépasse : -2 à -5

 

 

 

 

 

 

 

III Conduite et manoeuvre :

 

 

 

 

 

 

 

Par commandement à distance (pâturage) : -0,5

 

 

 

Chien mal placé : -1

 

 

 

Parcours trop rapide ou trop lent : -1 à -5

 

 

 

Tarde à mettre en place : -1 à -5

 

 

 

Difficulté d’immobilisation : -1 à -5

 

 

 

Par tentative de prise de la brebis : -2

 

 

 

Parcours : haché, sinueux, imprécis : -1 à -8

 

 

 

Dispersion, bousculade : -2 à -8

 

 

 

Pâturage hors limites : -2 à -5

 

 

 

Chien mal placé (voiture) : -2 à -8

 

 

 

Perte de contrôle, peu de travail : -2 à -10

 

 

 

Pas d’immobilisation : -5

 

 

 

Retour au conducteur (au pâturage) : -5

 

 

 

Arrêt du véhicule : -5

 

 

 

Aucun travail, échappe totalement : -10

 

 

 

 

 

 

 

IV Arrêts du troupeau :

 

 

 

 

 

 

 

Par brebis qui passe : -1 (maxi -5)

 

 

 

Par mètre en retrait : -0,5

 

 

 

Laisse légèrement déborder, mais contrôle : -2 à -5

 

 

 

Tarde à redémarrer : -2 à -5

 

 

 

Arrêt par le Conducteur : -2 à -8

 

 

 

Aucun travail du chien : -2 à -8

 

 

 

Laisse totalement passer : -10

 

 

 

 

 

 

 

V Intelligence de l’exécution :

 

 

 

 

 

 

 

a) Commandements :

 

 

 

 

 

 

 

Inutiles ou non exécutés : -1 à -3

 

 

 

Trop nombreux, manquant de vigueur : -1 à -3

 

 

 

A contre sens : -2 à -5

 

 

 

De rappel sur abandon de poste -3

 

 

 

Correction du chien : -6

 

 

 

 

 

 

 

b) Obéissance :

 

 

 

 

 

 

 

N’exécute pas (par commandement) : -1

 

 

 

Tarde à exécuter : -1 à -3

 

 

 

Exécute à contre sens : -2 à -5

 

 

 

Abandon du troupeau : Disqualification

 

 

 

 

 

 

 

c) Activité – Initiative – Douceur :

 

 

 

 

 

 

 

Divagation, poursuite inutile : -1à -3

 

 

 

Difficulté à s’affirmer, peureux : -3

 

 

 

Coupe, disperse le troupeau : -3

 

 

 

Manque d’intérêt pour le travail, distrait : -2 à -5

 

 

 

Se place mal, laisse échapper : -1 à -3

 

 

 

N’agit que sur ordre : -1 à -3

 

 

 

Par coup de dents inutile (5 maxi) : -1

 

 

 

Brutalité, mauvaise prise : -2 à -5

 

 

 

 

 

 

 

Nota : Il n’est pas permis de revenir sur un obstacle non réussi et d’en tenter un autre passage.

 

 

 

 

 

 

 

Un temps limite est également fixé pour l’exécution de certains exercices.

 

 

 

 

 

 

 

QUALIFICATIFS

 

 

 

 

 

 

 

Lors du classement, il sera donné au chien un qualificatif selon l’échelle de points suivants :

 

 

 

 

 

 

 

Excellent > ou = à 75 % du total des points du concours

 

 

 

Très bon < à 75 % et > ou = à 60 %

 

 

 

Bon < à 60 % et > ou = à 50 %

 

 

 

Sans qualificatif < à 50 %

 

 

 

 

 

 

 

DISQUALIFICATIFS

 

 

 

 

 

 

 

– Incorrection du Conducteur

 

 

 

– Contestation injustifiée

 

 

 

– Entrave au déroulement normal du concours

 

 

 

– Abandon du troupeau

 

 

 

– Refus d’obéissance, indiscipline flagrants

 

 

 

– Morsures injustifiées ou dangereuses

 

 

 

– Brutalités répétées du chien ou du Conducteur

 

 

 

– Dispersions fréquentes du troupeau

 

 

 

– Chien peureux ou agressif

 

 

 

– Perte totale de contrôle du troupeau

 

 

 

– Chien divaguant pendant le passage d’un autre concurrent

 

 

 

 

 

 

 

Nota : En cas de disqualifications répétées, un dossier sera transmis par le Président de la Commission Troupeaux pour examen par la Commission de discipline et suite à donner par le Comité de la Société Centrale Canine.

 

 

 

 

 

 

 

RECLAMATIONS

 

 

 

 

 

 

 

Toutes réclamations fondées sur ce présent règlement, à l’exception de celles concernant les jugements, attendu que ceux-ci sont sans appel, devront être formulées par écrit dans l’heure de l’événement qui les auront motivées, accompagnées d’une caution de 500 Francs qui restera acquise à la Commission Troupeaux si, après examen, elles sont reconnues sans fondement.